Sa Relation Avec Dieu, Ses Responsabilites Et Son Rôle
Beaucoup de gens sont familiers avec les ministères de pasteurs, de docteurs, et d’évangélistes, mais si nous devons avoir tout ce que le Seigneur désire que nous ayons en tant que son Corps, nous devons comprendre les ministères d’Apôtres et de Prophètes et encourager leur fonction au sein de l’Eglise. Un article paru dans un numéro précédent de « Contender » avait traité du ministère des apôtres. Cet article explorera le ministère de prophète.
Pour mieux comprendre le rôle du prophète dans l’Eglise, le Corps du Christ, il est nécessaire de comprendre le prophète dans l’Ancien Testament. Ce procédé (cette manière de procéder) est dû au principe fondamental d’étude biblique selon lequel si Dieu fait quelque chose ou déclare quelque chose dans l’Ancien Testament, cela doit être considéré comme vrai et en accord avec sa Parole à moins qu’Il ne nous dise qu’Il l’ait changée. Par exemple, dans Exode, Dieu nous dit de ne pas prendre Son nom en vain (Exode 20 : 7) ? Il ne répète jamais ce commandement dans le Nouveau Testament, et pourtant, nous n’osons pas passer outre ce commandement. Si le commandement n’était plus valide Dieu nous l’aurait dit. Par contraste, dans l’Ancien Testament, Dieu a permis aux hommes d’avoir plus d’une femme (Exode 21 : 10, etc…), mais dans le Nouveau Testament, Dieu change cela et nous dit quelque chose de différent, qui est que chaque homme doit avoir « sa propre femme » et que chaque femme doit avoir « son propre » mari. (1 Corinthiens 7 : 2). Il n’y a aucun verset du Nouveau Testament qui indique que le ministère de prophète sera quelque peu différent aujourd’hui que ce ne l’était dans l’Ancien Testament ; aussi, nous sommes sur de solides bases bibliques lorsque nous étudions l’Ancien Testament pour en apprendre beaucoup plus du ministère de prophète.
Comprendre les divers mots Grecs et hébreux qui sont traduits par « prophète/prophétesse » ou « voyant » nous aide à comprendre à la fois ce qu’est un prophète et la façon dont Dieu travaille avec eux. Le mot le plus courant et de loin traduit par « prophète » dans l’Ancien Testament est le mot nabiy, qui signifie « porte-paroles ». En tout premier lieu, le prophète est un « porte-paroles » pour Dieu. Le prophète doit être capable d’entendre la voix de Dieu et de rapporter les paroles de Dieu au monde.
Peu après qu’Adam et Eve furent chassés du jardin d’Eden, Dieu cessa de parler ouvertement à l’humanité et a choisi des individus spécifiques au travers desquels (par lesquels) Il communiquerait, et ceci était couramment connu.
Le premier emploi du mot « prophète » dans la Bible se trouve en Genèse 20 : 7, lorsque Dieu parla dans un songe à Abimelec, roi de Guérar et identifia Abraham à un prophète. Abimelec ne dit pas : « Qu’est-ce qu’un prophète ? ». Il savait exactement ce qu’était un prophète, car Dieu avait clairement fait comprendre que les prophètes étaient des gens qui pouvaient entendre Sa voix et la communiquer aux autres.
Le mot Grec traduit par « prophète », prophetes, montre aussi que les prophètes sont des porte-paroles choisis par Dieu. On trouve le mot Prophetes dans les écrits grecs dès les années 600 avant Jésus-Christ, et il est relatif au verbe signifiant « déclarer publiquement ou faire connaître ». La plus ancienne utilisation de ce mot dans les Ecrits Grecs que nous ayons aujourd’hui est relative à une déclaration prophétique à l’oracle de Zeus à Dodonia. Ainsi donc, la culture et la langue de la Grèce antique confirment ce que la langue Hébraïque communique, c’est à dire que même les païens de l’antiquité ont réalisé que les paroles des dieux avaient besoin d’être proclamées publiquement et d’être connues, et qu’il y avait des personnes spéciales que les dieux choisirent pour ce dessein. L’emploi du mot prophetes ou prophète dans le Nouveau Testament est en harmonie avec cela et signifie « celui qui, poussé par l’Esprit de Dieu et qui de là est son organe ou son porte-parole, déclare solennellement aux hommes ce qu’il a reçu » (Thayer’s Lexicon).
En dépit du fait que les prophètes ont assuré une fonction vitale dans l’Ancien Testament, leur nécessité pour nous dans le monde d’aujourd’hui est remise en question à cause de la présence du don du saint esprit dans chaque chrétien. Au jour de la Pentecôte, (Actes 2), Dieu a commencé à dévoiler quelque chose qu’Il avait caché à l’humanité (et au Diable), l’Administration de la Grâce de Dieu (Ephésiens 3 : 2). Aujourd’hui, dans l’Administration de la Grâce, le Seigneur Jésus Christ, scelle chaque personne née de nouveau avec le saint esprit. (Ephésiens 1 : 13). Ceci signifie que chaque chrétien a la capacité d’entendre de Dieu et de prophétiser, et c’est ce que Pierre a dit en réalité le jour de la Pentecôte (Actes 2 : 17 et 18 Cp 1 Corinthiens 14 : 5 et 24). Quelques croyants, par conséquent, raisonnent en disant qu’à cause du fait que chaque croyant peut prophétiser, les prophètes ne sont plus du tout nécessaires. Toutefois, une étude plus détaillée révèle que ce n’est simplement pas le cas.
Pour comprendre les prophètes et la prophétie dans l’église aujourd’hui, nous devons clairement faire la distinction entre le ministère d’un prophète et la manifestation de prophétie. La manifestation de prophétie (quelquefois appelée improprement « le don de prophétie ») est l’une des neuf manifestations du don du saint esprit que chaque chrétien peut opérer (1 Corinthiens 12 : 7-10). Par contraste, le ministère d’un prophète est un appel spécifique du Seigneur (Eternel) pour la vie d’une personne. Chaque chrétien peut opérer la manifestation de prophétie, et choisit de faire ou de ne pas faire ainsi (bien que beaucoup de gens n’ont jamais fait ce choix car on ne leur avait jamais enseigné la façon de le faire ou même qu’ils peuvent le faire).
Ce n’est pas le cas avec le ministère d’un prophète. Tout autant comme avec n’importe quel autre ministère, tel que celui d’apôtre ou d’évangéliste, un prophète est spécialement appelé par Dieu et le Seigneur Jésus Christ. L’appel à être un prophète est une mission de travail, donnée à quelqu’un indépendamment de son choix. Que quelqu’un ait ou non le ministère de prophétie est le choix, c’est à dire la prérogative de Dieu (dans l’Administration de la Grâce, le choix du Seigneur). Les Ecritures de l’Ancien Testament font très clairement comprendre ceci. Esaïe savait qu’il était appelé depuis sa naissance : « L’Eternel m’a appelé dès ma naissance, Il m’a nommé dès ma sortie des entrailles maternelles » (Esaïe 49 : 1b). Amos décrit aussi l’appel de Dieu sur sa vie. « Je ne suis ni prophète ni fils de prophète ; mais je suis berger, et je cultive des sycomores. L’Eternel m’a pris derrière le troupeau et l’Eternel m’a dit : Va, prophétise à mon peuple d’Israël. » (Amos 7 : 14-15).
Le livre des Actes confirme ce que Ephésiens et Corinthiens déclarent doctrinalement, savoir que le Seigneur sélectionne et appelle spécifiquement certains hommes et femmes à être des prophètes, ses porte-paroles spéciaux. Les Prophètes furent importants dans l’établissement de l’Eglise à Antioche, la première église dont il est fait mention qu’elle était composée à la fois de Juifs et de Païens. (Actes 11 : 27). C’était le prophète Agabus qui prédit qu’il y aurait une famine sévère dans le monde Romain (cette famine arriva durant le règne de César Claudius et est documenté dans l’histoire Romaine Séculière). Les Prophètes furent vitaux dans l’obtention de la révélation du Seigneur de mettre Paul et Barnabas à part et de les envoyer pour leur premier voyage missionnaire. (Actes 13 : 1-4). Les prophètes Judas et Silas sont spécifiquement mentionnés comme exhortant et confirmant les disciples à Antioches. (Actes 15 : 32). Ce fut Agabus le prophète qui a dépeint à grand renfort de détails ce qui arriverait à Paul à Jérusalem. (Actes 21 : 10-11). En réalité, la seule prédiction donnée dans le livre des Actes est donnée soit par les prophètes soit par Pierre ou Paul.
Le livre des Actes et les Epîtres à l’Eglise montrent clairement que le Seigneur travaille toujours à travers les prophètes appelés. Ces hommes et ces femmes ne sont pas « juste un autre croyant » car chaque chrétien peut prophétiser, comme il y est déclaré. Ils sont des vases choisis du Seigneur, chargés d’être les porte-paroles de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, comme ce fut le cas dans l’Ancien Testament. Une fois que nous chrétiens comprenons que le ministère d’un prophète est l’œuvre du Seigneur, et qu’ils sont très importants pour la santé et le bien-être de l’Eglise, nous serions très intéressés de reconnaître qui sont les prophètes que le Seigneur a appelés, et ce que nous pouvons faire pour les aider dans leur tâche d’être des porte-paroles spéciaux afin que nous puissions avoir la Parole de Dieu parmi nous d’une manière puissante.
Sachant qu’il y a une différence entre la manifestation de prophétie et le ministère d’un prophète, nous avons besoin de comprendre la façon dont cette différence se manifeste dans l’Eglise. « Toutes paroles authentiques de prophétie sont « selon que l’esprit leur donnait de s’exprimer » (Actes 2 : 4). Elles (les paroles) viennent de Dieu ou du Seigneur Jésus Christ ; elles ne viennent jamais de l’intelligence de celui qui parle. Ceci est vrai à la fois de la manifestation de prophétie et des paroles prophétiques de quelqu’un qui a le ministère de prophète. Dans la manifestation de prophétie, le Seigneur se limite lui-même pour donner des paroles « fortifiantes », « d’encouragement » et de « consolation » (1 Corinthiens 14 : 3), mais ce n’est pas le cas avec le ministère d’un prophète. Les prophètes qui sont appelés professent le message que le Seigneur leur donne, quoiqu’il puisse être. La différence entre la manifestation de prophétie et le ministère d’un prophète explique pourquoi le Seigneur a toujours des prophètes (Ephésiens 4 : 11) et pourquoi Dieu les élève dans l’Eglise aujourd’hui. (« Et Dieu a établi dans l’Eglise premièrement des Apôtres, secondement des prophètes… » (1 Corinthiens 12 : 28).
Lorsque le prophète professe le message que Dieu lui donne à parler, cela peut être aussi varié que Dieu désire qu’il soit. Ceci est un point très important, car souvent, les gens essayent de mettre Dieu dans une boîte et décident de ce à quoi devrait ressembler un message prophétique, comme si nous pouvons dire à Dieu ce qu’il faut dire. C’est au delà du champ de cet article de catégoriser tous les types de choses dont Dieu a parlé à travers les prophètes, mais cela va des grandes bénédictions aux dures malédictions, et du détail du passé à la description du futur.
Bien que beaucoup de gens associent la prophétie seulement avec la prédiction du futur, il y a beaucoup de prophéties dans la Bible qui concernent le passé ou le présent. Abraham, par exemple, est appelé un prophète, pourtant il n’y a aucun récit disant qu’il ait jamais parlé du futur. Une lecture rapide des livres d’Esaïe, de Jérémie et des autres prophètes montrera qu’il y a d’énormes sections de déclarations prophétiques qui ne mentionnent pas du tout le futur. Beaucoup concernent ce que Dieu a fait dans le passé pour Son peuple devenu maintenant ingrat, alors que d’autres prophéties concernent l’opinion de Dieu sur les activités de son peuple en ce moment là . Esaïe I, par exemple, commence avec la manière dont Juda a rejeté Dieu et comme résultat fut détruit avec ses villes brûlées et en ruine. Pire, Dieu fut si courroucé qu’Il n’acceptât pas leurs sacrifices ou leurs prières. Plutôt que de parler de « vision » nous pourrions appeler cela « prédiction » par une prophète.
Les prophètes professent ce qu’ils entendent du Seigneur, comme un autre mot hébreu de l’Ancien Testament qui est traduit par « prophète », y met l’accent. Nataph signifie : « laisser tomber goutte à goutte, ou distiller » et ses emplois incluent la pluie se distillant et tombant goutte à goutte du ciel, paroles qui sont « laissées tomber » de la bouche de quelqu’un et du vin tombant goutte à goutte (s’égouttant) des montagnes dans le Paradis. Bien que les prophètes soient appelés à « laisser tomber goutte à goutte » les paroles à l’endroit et au moment que Dieu demande, la chose la plus évidente que nous apprenons à partir de nataph est que Dieu laisse tomber Ses paroles sur le prophète. Cela signifie, comme Strong’s Concordance le dit : « Parler par inspiration ». Cela signifie que le message que le prophète apporte n’est pas son propre message, mais les paroles du Seigneur, et cela implique en outre que maintes fois, le prophète peut ne pas connaître une grande partie du message lorsqu’il commence à prophétiser, pourtant les paroles « tombent » de sa bouche, c’et à dire il donne les mots de la prophétie au fur et à mesure qu’il les obtient de Dieu.
Juste comme la parole prophétique « se laisse tomber » au prophète par révélation et peut être aussi variée que Dieu a besoin qu’elle soit, un prophète est appelé à jouer quelque rôle que ce soit que Dieu a besoin qu’il remplisse. La capacité prophétique de Joseph l’a aidé à diriger l’Egypte. Moïse et Aaron ont confronté Pharaon et on libéré un peuple asservi en esclavage. Miriam ramassa son tambourin et conduit une danse de victoire, chantant des louanges à Dieu après que l’armée Egyptienne fut engloutie par la Mer Rouge. Déborah jugea Israël, les appela à la guerre contre leurs oppresseurs, nomma des dirigeants militaires et leur donna le plan de bataille de l’Eternel. Samuel tint contre l’idôlatrie, jugea Israël, nomma et conseilla Saül, réprimanda sa désobéissance, et oignit David comme son successeur. Gad et Nathan conseillèrent et donnèrent des directions à David. La confrontation de Nathan sauva le ministère prophétique de David. Après avoir été confronté et s’être repenti, David obtint la révélation pour écrire maintes des Psaumes, et par révélation dessina les plans architecturaux pour le Temple. Elie appela Israël à revenir à Dieu à l’époque où Israël était dominé par les faux prophètes de Jezebel. Il oignit et forma Elisée, qui continua la tradition de Samuel et suscita une compagnie de prophètes. La liste des prophètes et ce que Dieu leur a demandé de faire et de dire continue. Toutefois, quelques variées que soient leurs messages et leurs expériences personnelles, il contribuèrent tous au plan de rédemption et de réconciliation de Dieu alors qu’ils étaient confrontés à divers degrés aux persécutions, à la dérision et aux troubles.
Il y a dans l’Ancien Testament, deux autres mots qui nous aident à comprendre la façon dont Dieu travaille dans les prophètes, ils sont tous les deux traduits pas « voyant ». L’un de ces mots est raah, et signifie « voir » (comme avec les yeux). L’autre mot est chozeh, et signifie « celui qui a une vision ». Par la vertu du don du saint esprit sur eux et par la révélation qu’ils reçurent de Dieu, les prophètes « virent » des choses que d’autres personnes ne pouvaient pas voir. Ceci était très évident pour les gens qui les entouraient, et qui employaient le terme « voyant » pour la raison pratique qu’ils pouvaient voir les choses insondables que Dieu leur a montré. Un prophète pouvait « voir » dans le futur (Daniel 2 : 29-45), ou dans le cœur de quelqu’un (Ezechiel 14 : 3).
Le mot « voyant » a une autre connotation (sous-entendu). Bien qu’il y ait des endroits très bien documentés où Dieu a parlé de façon audible aux prophètes, il semble que Son moyen de communication le plus couramment utilisé est de loin une sorte de vision, souvent dans un songe. Bien que ce serait idéal si chaque songe et chaque vision étaient clairs comme du cristal et auto-explicatifs, le récit biblique montre que tel n’est pas le cas. La méthode et le contexte des visions et des songes relèvent de la prérogative du Seigneur (sont son affaire), et leurs significations ne nous sont pas toujours claires. Malgré la tendance de la plupart des gens à blâmer le prophète pour tout songe ou toute révélation qui n’est pas clair (et il est vrai que le péché peut certainement obscurcir les révélations claires provenant du Seigneur), ce blâme est souvent injustifié. Le Seigneur peut être parfaitement clair lorsqu’il veut l’être comme maints récits dans l’Ancien et le Nouveau testament l’attestent, mais dès fois, ce ne l’est pas.
Maints récits bibliques montrent que le Seigneur n’est pas clair à dessein. Dans Nombres 12 : 8, Dieu dit qu’Il parle aux prophètes par énigmes. Proverbes 25 : 2 dit que c’est la gloire de Dieu de cacher les choses. De plus, la Bible relate des récits de prophètes recevant des visions et des révélations qu’ils ne comprirent pas eux-mêmes. Par exemple, Daniel ne comprit pas la signification de e qu’il entendit. (Daniel 12 : 8). On montra à Zacharie une vision qu’il ne comprit pas. (Zacharie 1 : 18) et Pierre ne saisissait pas ce que le Seigneur essayait de lui communiquer en lui montrant le drap rempli d’animaux impurs. Il argua avec le Seigneur à propos de cela, et finit par « se poser des questions au sujet de la signification de la vision » (Actes 10 : 17).
Il semble qu’il y a deux raisons principales pour lesquelles le Seigneur n’est quelquefois pas clair à dessein. L’une des raisons est d’amener dans une plus profonde et plus intime communication avec lui. Rappelez-vous, la raison pour laquelle quiconque reçoit une quelconque révélation est d’abord en premier lieu, que le Seigneur nous aime, veut nous aider et nous bénir et désire une relation avec nous. Mais Il ne voudrait pas qu’on pense de lui comme une machine de vente de révélations dans laquelle nous jetons notre requête, obtenons la réponse, et allons nos chemins. Plutôt, le Seigneur veut que nous ayons une relation avec lui, que nous cherchions à le connaître, et que nous l’aimions en retour. Comment se sent une mère lorsqu’elle travaille durement pour préparer un délicieux dîner et que ses enfants viennent et l’engloutissent en deux minutes (sans même dire « merci ») afin d’aller regarder une série T.V. ? Le Seigneur désire que notre amour par le biais de sa relation avec nous. Lorsque nous recevons une révélation qui n’est pas claire, nous sommes conduits de plus en plus profondément dans son cœur à mesure que nous cherchons de la compréhension (à comprendre). Nous voulons connaître ce que le Seigneur veut dire, et nous avons besoin d ‘aller à lui pour l’information.
La seconde raison pour laquelle Dieu et le Seigneur ne sont pas quelquefois clairs lorsqu’ils donnent une révélation ou une vision, c’est que cela amène les gens à travailler ensemble. Le Seigneur est très désireux que son peuple travaille ensemble, afin qu’il fasse quelquefois connaître « le gâteau de la révélation » en pièces, de sorte que les gens dussent se mettre ensemble afin de voir le gâteau entier. Ceci est très clair à partir de la Bible elle-même, si bien qu’il y a beaucoup de sujets bibliques variés qui ne peuvent être compris que par une information pertinente glanée à partir de plusieurs livres différents. De façon similaire, les prophètes ont souvent des profondes vues à propos de la révélation prophétique d’un autre prophète, qui jette de la lumière sur la révélation originelle. Une étude des prophètes de l’Ancien Testament tels que Esaïe, Jérémie, Ezéchiel, Daniel, etc…, montre que beaucoup d’entre eux ont vécu à la même époque, et malgré leurs prophéties qui se chevauchent dans de nombreuses manières, chacun avait une information importante qui était une partie de l’image entière (totale) que Dieu désirait leur communiquer. Cela est toujours vrai aujourd’hui, le Seigneur donnant un message à travers un prophète, message qui est confirmé et développé par un autre.
Une autre raison pour laquelle le Seigneur promeut la communauté et la communication parmi les prophètes est le besoin pour eux de grandir et de se développer dans leur marche et dans leur communication avec lui. Vivre autour d’autres prophètes, aide un prophète plus jeune ou moins mâture à croître et à comprendre la révélation qu’il ou elle reçoit. Aussi loin que remonte l’époque de Samuel, les prophètes étaient ensemble en troupe. (1 Samuel 10 : 5), et Samuel est quelquefois crédité d’avoir débuté ce qui a été appelé « l’école des prophètes ».
Réaliser que les prophètes ont besoin de grandir et de mûrir dans leur marche avec Dieu nous aide à mieux comprendre la manière de nous attacher à eux et aussi le pourquoi le Seigneur dit que les prophètes doivent « juger attentivement » les paroles de chacun des autres. (1 Corinthiens 14 : 29). Il est important de comprendre que même les prophètes matures peuvent avoir tort, ou apparaître avoir tort, dans ce qu’ils disent. Pour cette raison, la responsabilité devant les autres prophètes et devant le Corps du Christ est très importante. Le ministre prophétique doit avoir le courage de délivrer le message de Dieu mais aussi reconnaître qu’il ou elle ne doit pas tenir seul(e). Le but du prophète n’est pas de démolir mais de restaurer et de développer. Développer le Corps du Christ est un objectif fondamental qui peut être accompli seulement par la coopération avec d’autres croyants et par leur responsabilité devant ces croyants. Les Prophètes, pendant qu’ils appellent les autres à leur responsabilité devant Dieu, doivent aussi répondre devant Dieu. Dans cette perspective, chaque prophète doit réaliser qu’il ou elle est engagé(e) dans une bataille spirituelle, et l’arme principale de cette guerre est la Parole de Dieu. Les prophètes du Seigneur doivent s’efforcer de prophétiser et d’interpréter les songes (rêves) et les visions en accord avec la Parole Ecrite de Dieu, tout en comprenant qu’il y a des moments où nous « voyons de manière obscure à travers un miroir ».
Il est courant d’entendre les gens dire que la vraie épreuve d’un prophète est savoir si oui ou non ses paroles s’accomplissent, mais cela n’est seulement qu’une partie d’une image beaucoup plus complexe. La Prophétie est presque toujours conditionnelle par nature. Par conséquent, si quelqu’un reçoit un avertissement prophétique et puis, change son cœur et ses actions, la prophétie demeure souvent non accomplie. Jonas était-il un faux prophète parce que Ninive ne fut pas détruite (Jonas 3 : 4) ? Nathan était-il un faux prophète parce qu’il prédit que Dieu établirait Le royaume de Salomon, lorsque Dieu a déchiré ce royaume au dessus de Salomon à cause des péchés de ce dernier (1 Rois 11 : 11) ? Parce qu’il y a de nombreuses raisons pour lesquelles une prophétie peut ne pas se réaliser, prédire quelque chose qui ne s’accomplit pas ne fait pas automatiquement de quelqu’un un faux prophète.
De façon triste, le NIV se lit « un prophète dont la prophétie ne s’est pas accomplie doit être « mis à mort » (Deutéronome 18 : 20) mais le texte Hébreu se lit comme la version KJV qui dit qu’il « mourra ». C’est la prérogative de Dieu de juger le cœur et la prophétie de ceux dont les prophéties ne deviennent pas vraies (ne s’accomplissent pas) mais le peuple ne doit pas avoir peur d’eux (Deutéronome 18 : 22).
D’autre part, si un prophète prédit quelque chose qui ne se réalise pas, il n’est pas nécessairement un « vrai » prophète. Par exemple, Deutéronome 13 donne le cas d’un prophète qui prédit quelque chose qui se réalise, mais pourtant, il use de son influence pour détourner le peuple du vrai Dieu. Ce prophète était « sous l’emprise de l’esprit diabolique/malin » et devait être exécuté (l’idolâtrie était punie de la peine de mort sous l loi de l’Ancien Testament, mais cette peine était rarement exécutée. Exode 22 : 20). Balam est un autre exemple de quelqu’un dont les prophéties étaient vraies, mais Balam était « faux » dans son cœur et tint contre Dieu (Nombres 31 : 8 et 16 ; Deutéronome 23 : 4 et 5 ; 2 Pierre 2 : 15 ; Apocalypse 2 : 14).
A la lumière de l’éclairage ci-dessus, nous voyons qu’un « vrai » prophète n’est pas un prophète authentique juste parce que chaque prophétie qu’il a donnée s’est réalisée parfaitement plus tard, ni qu’un « faux » prophète est « faux » parce qu’il a donné des prophéties qui ne sont pas réalisées. Plutôt, quelqu’un qui a suivi le cœur de Dieu, était un vrai prophète, et quelqu’un qui a rejeté avec mépris Dieu et s’est tourné vers les idoles, l’argent, la puissance, etc…, était un faux prophète. Car les gens qui sont véridiques dans leur cœur envers Dieu, peuvent toujours être influencés par leur chair et donner des prophéties inexactes, et l’on a demandé aux prophètes de « peser attentivement » les paroles prophétiques des autres. Il y a de la sûreté dans une multitude de prophètes.
De façon claire, il est de la plus haute importance qu’un prophète maintienne un style de vie saint et d’obéissance. Une vie de prophète doit être ancrée dans la prière, et demeurer focalisée (concentrée) sur l’espérance, même lorsque la tâche à faire semble sans espoir. Tout ceci requiert de la détermination et de la discipline. Un prophète doit avoir le courage de délivrer le message de Dieu peu importe ce qu’il contient. Parce que la nature déchue de l’homme l’attire constamment vers le bas, une bonne partie du travail d’un prophète vient sous la forme de réprimande et de correction, comme cela est évident dans les livres prophétiques dans les Ecritures.
La nature pécheresse de l’homme exerce toujours une solide influence, ce qui explique la raison pour laquelle il y a tant de réprimande et de correction même dans les Epîtres à l’Eglise. Professer les paroles de réprimande et de correction est rarement facile. La nature pesante de beaucoup de déclarations prophétiques explique la raison pour laquelle la Parole du seigneur fut souvent appelée un « fardeau ». Par exemple, la version KJV se lit : « Le fardeau de la Parole de l’ETERNEL à Israël par Malachie » (Malachie 1 : 1) ; « Le fardeau de Ninive. Livre de la Prophétie de Nahum d’Elikosch » (Nahum 1 : 1) ; « Le fardeau de la Parole de l’ETERNEL… » (Zacharie 9 : 1).
Il est triste de constater que le NIV et beaucoup d’autres versions plus modernes traduisent par « oracle » ou par une autre traduction similaire, mais « fardeau » est la traduction la plus correcte.
Le prophète doit aussi développer la sagesse de délivrer son message de la manière dont le Seigneur voudrait qu’il le fasse. Ceci signifie que le ou la prophète doit travailler dur pour avoir le cœur du Seigneur pour le peuple. Parce que les déclarations prophétiques peuvent avoir un impact énorme sur celui qui reçoit le message, il est très important que le prophète délivre le message avec le même cœur que le Seigneur l’aurait fait s’il était là personnellement. Cela ne signifie pas que le message sera toujours gentil (« Arrière de moi Satan » était à peine gentil), mais cela signifie que ce message devrait être délivré de la manière dont le Seigneur l’aurait fait.
Puisque les prophètes sont choisis par le Seigneur Jésus pour délivrer ses paroles à l’Eglise, il y a un besoin en cours pour le ministère de prophète dans l’Eglise moderne. Il est important pour les chrétiens de prier et de demander au Seigneur de continuer à ajouter des prophètes à l’Eglise afin que nous puissions avoir plus de saintes paroles et plus de sainte sagesse qui s’appliquent à des situations spécifiques.
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