Dans une ère où la chrétienneté semble être assaillie de toute part par une culture post-chrétienne, il y a plus que jamais grand besoin d’une direction bibliquement saine dans le Corps du Christ. Nous devrions par conséquent examiner attentivement ce que la Parole de Dieu dit au sujet de ceux qui seraient des dirigeants dans les périodes périlleuses. Heureusement, Tite 1:9 nous donne un résumé descriptif de la responsabilité des dirigeants chrétiens dans de telles périodes. Que vous soyez appelés à diriger, ou que vous soyez appelés à chercher un dirigeant authentique à suivre de façon responsable, nous pouvons bénéficier de la connaissance de ce que la Parole de Dieu dit au sujet de ceux qui dirigeraient le peuple de Dieu pendant des périodes sombres.
Dans cette étude, nous verrons que le centre d’intérêt de la direction chrétienne devrait être d’encourager le peuple de Dieu avec un enseignement sain. Nous verrons qu’avoir la doctrine « correcte » ne serait pas réellement le centre d’intérêt du cœur du véritable dirigeant/leader chrétien. Etre « exact » dans sa doctrine sans être véritablement orienté vers le bénéfice des autres, peut conduire à un abus spirituel et à une foi toxique. Tite 1 : 9 nous dira qu’une des choses à faire est de s’attacher à la parole afin d’être capable de faire deux autres choses (« encourager » et « réfuter »). La raison pour laquelle nous nous attachons à la Parole, est de nous rendre capable d’encourager les autres avec un enseignement « sain », ou avec un enseignement qui encourage la santé physique, mentale et spirituelle. Aider les gens à devenir spirituellement, mentalement et physiquement sains, est une entreprise plus sainte que de juste essayer d’être correcte bibliquement pour le bien de la Parole. L’idée selon laquelle « celui qui meurt avec la doctrine la plus saine gagne », n’honore pas le cœur de Dieu et ne devrait pas être l’objectif de la véritable direction chrétienne.
C’est un fait intéressant pour ceux d’entre nous à qui l’on avait enseigné que la « doctrine » signifiait « la croyance juste » ou « l’enseignement juste », que les termes « juste/correcte » et « doctrine » (ou « enseignement ») ne sont jamais utilisés ensemble dans le Nouveau Testament. Les termes qui sont couplés sont les termes « saine » et « doctrine ». (…). Etre des serviteurs/dirigeants ressemblant à Christ, requiert de notre part d’être tout au sujet du bien-être des autres. Nous employons notre connaissance de façon appropriée pour servir les autres, et pour laver leurs pieds, et non pour nous élever nous mêmes au dessus d’eux parce que nous avons « raison » et qu’ils ont « tort », eux.
Nous allons examiner maintenant le passage entier dans Tite, en considérant le verset 9 dans son contexte.
Tite 1 : 6-11 (NIV) (6) Un ancien doit être irréprochable et mari d’une seule femme ; il faut que ses enfants soient croyants et qu’on n’ait pas à les accuser de mauvaise conduite ou de désobéissance. (7) Puisqu’en effet, un dirigeant d’Eglise est chargé de s’occuper des affaires de Dieu, il doit être irréprochable, il ne doit pas être ni arrogant, ni colérique, ni adonné à l’ivrognerie, ni violent, ni recherchant des gains malhonnêtes. (8) Il doit être plutôt hospitalier, doit aimer ce qui est bien, doit avoir la maîtrise de lui-même, doit être juste, saint et discipliné. (9) Il doit être fermement attaché au message digne de foi, conforme à la doctrine reçue, afin qu’il puisse encourager les autres par une doctrine saine et réfuter ceux qui s’y opposent. (10) Car il y a, surtout parmi les circoncis, beaucoup de gens rebelles, de vains parleurs et de séducteurs. (11) Il faut leur fermer la bouche, car ils bouleversent des familles toutes entières en enseignant des choses que l’on ne doit pas enseigner, et cela pour un gain malhonnête.
Les versets 6-9 nous donnent une description générale des qualifications des anciens ou des « superviseurs ». Ces qualifications sont dans la catégorie des traits de caractère qui doivent être mis en évidence pour un dirigeant chrétien, dans les moments de péril ou de paix. Une liste similaire de qualités peut être trouvée dans I Timothée 3 : 1-7. Le verset 9 donne ensuite une responsabilité qui est particulièrement importante dans les moments marqués par l’opposition et la rébellion, ce qui est décrit dans les versets 10 et 11. Contre cette toile de fond de défis sérieux à la foi, le verset 9 devrait nous parler à haute voix à cause de son importance pour les moments présents que nous vivons.
Examinons attentivement la première moitié du verset 9 : « doit être fermement attaché au message digne de foi, conforme à la doctrine reçue… ». « Il » se réfère naturellement à l’ancien/superviseur/surveillant mentionné au verset 6 et 7. Le mot « surveillant » dans le verset 7 est le mot episkopos, signifiant « contrôleur » ou « superviseur ». Il est celui qui prendrait la responsabilité pour le bien-être spirituel du peuple dans l’Eglise à certain degré. La raison pour laquelle il y a tant de traits de caractères particuliers mentionnés pour le dirigeant chrétien est à cause du potentiel qu’il a pour blesser/faire du mal au peuple de Dieu. Le mot « doit » indique que ces qualités ne sont pas originales. Si l’une quelconque d’entre elles est absente, l’Ennemi travaillera dans ce domaine de faiblesse pour discréditer le dirigeant et faire du mal aux gens qui lui font confiance.
Les prochains termes du verset 9 sont : « il doit être fermement attaché… ». Nous savons tous ce que cela veut dire de s’attacher à quelque chose « fermement ». Imaginez une femme tenant fermement dans ses bras son bébé pour sa précieuse vie alors qu’elle est ballottée dans une petite barque au milieu d’un ouragan. (…) Ou imaginez la manière dont un enfant se cramponne à un jouet qu’un autre enfant essaie de lui arracher.
Pourquoi le dirigeant a-t-il besoin de « s’attacher fermement au message digne de foi ? » Parce que il y a beaucoup de voleurs, de loups et des hommes flottants et emportés à tout vent de doctrines. N’est-ce pas là l’image dépeinte dans les Ecritures ?
Jean 10 : 10 « Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. » Actes 20 : 28-29 (28) « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint Esprit vous a établis surveillants, pour paître l’Eglise du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang. (29) Je sais, qu’il s’introduira parmi vous après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau. » Ephésiens 4 : 14 Afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction.
Jean 10 : 10 « Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. »
Actes 20 : 28-29 (28) « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint Esprit vous a établis surveillants, pour paître l’Eglise du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang. (29) Je sais, qu’il s’introduira parmi vous après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau. »
Ephésiens 4 : 14 Afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction.
Les choses ont-elles assez changé depuis le premier siècle pour que nous puissions baisser notre garde ? Actuellement, les vents soufflent plus fortement que jamais. Au lieu de juste traiter avec deux erreurs doctrinales majeures, à savoir, la pseudo-spiritualité du gnosticisme et les œuvres-de-la-justice des Judaïsants, nous faisons face maintenant à beaucoup de mythes et d’erreurs additionnels. Les apôtres et les disciples du premier siècle, n’avaient jamais entendu parler d’une « Trinité », « d’évolution » ou de l’idée que Dieu était en contrôle absolu de toute chose, pour ne citer que quelques-uns. Et l’idée que la résurrection était hors propos parce que les morts sont déjà vivants n’était pas aussi universellement propagée comme cela l’est aujourd’hui.
Le message digne de foi est la Parole de Dieu, lorsqu’elle est correctement manipulée. La Parole est toujours fidèle mais lorsqu’elle est mal manipulée, les gens souffrent. Remarquez que le message digne de foi doit être tenu fermement conformément à ce qui a été enseigné. Ce qui était enseigné était aussi connu comme étant la « doctrine des Apôtres. » Ce fut le corps de l’enseignement qui est venu du Seigneur Jésus Christ. Cela inclus les écrits de l’apôtre Paul, qui dit à propos de son propre enseignement que : « je l’ai reçu par révélation de Jésus Christ » (Galates 1 : 11, 12).
Le témoignage de l’Histoire, c’est que l’Eglise du premier siècle ne s’attacha pas fermement au message digne de foi tel qu’il avait été enseigné. Plutôt, ce qui arriva fut exactement ce qui était prédit par Paul à la fin de sa vie.
Les défenseurs du christianisme orthodoxe sont durement enjoints de citer un seul exemple d’un mythe qui fut embrassé par l’Eglise chrétienne au cours de son histoire. En réalité, le courant dominant du christianisme est uni dans la croyance que « la foi historique » a englobé la croyance dans la Trinité, dans les « cieux » comme la destinée des fidèles, et « l’enfer » comme un lieu de tourment éternel pour les pécheurs, dans la croyance que les morts sont vivants, etc…
Non seulement les dirigeants de l’Eglise du premier siècle ne demeurèrent pas fidèles à l’injonction impérative de Paul à leurs égards de « s’attacher fermement à la Parole », mais leur erreur a été élaborée par les chrétiens apologistes modernes qui « s’attachent fermement » aux mythes qui furent substitués à la « doctrine des apôtres. » Cela peut nous rendre impopulaires lorsque nous faisons cela, mais s’attacher fermement au message digne de foi exige que nous identifions « les messages non dignes de foi » qui y furent ajoutés. Nous pouvons aussi trouver du réconfort dans le fait que l’histoire est toujours en train de se faire, et que beaucoup d'autres mythes tenus pour vérités dans l’histoire humaine furent détectés finalement et enlevés.
Par exemple, Luther et les autres réformateurs identifièrent quelques mythes enseignés par l’Eglise Catholique Romaine tels que le mythe des Indulgences, la transsubstantiation, et l’assomption de Marie. Beaucoup d’éclaircissements scientifiques ont démoli des mythes qui avaient été complètement acceptés comme des réalités ; ce fut le cas des mythes tels que la théorie selon laquelle la terre est le centre de l’univers, la théorie d’une terre plate et celle de la génération spontanée de la vie. Des éclaircissements des réformateurs politiques ont démoli le mythe du « droit divin des rois ». On pourrait dire que tout progrès de la civilisation a nécessité la démystification de quelques mythes qui ont tenu en captivité l’intelligence des gens.
ENCOURAGER AVEC UNE « SAINE » DOCTRINE
La deuxième moitié de Tite 1 : 9 donne le double dessein de la direction chrétienne, à savoir : encourager avec une « saine doctrine » et réfuter ceux qui s’y opposent. Il est très significatif que nous soyons exhortés à « encourager » et à ne pas juste « corriger l’erreur ». Si notre priorité était dirigée sur les problèmes d’erreur, nous tendrions à devenir figés sur la correction des erreurs plutôt que d’encourager les gens avec la bonne matière. De plus, nous deviendrions obsédés d’avoir juste raison plutôt que d’être juste dans notre relation avec ce qui est bien pour les autres personnes.
L’erreur en laquelle les gens croient est comme une épine dans leurs pieds ou une déchirure dans un muscle. Cela leur fait mal et les empêche de marcher aussi efficacement comme ils le devraient. Notre désir devrait être de les encourager en leur présentant un régime plus sain. Montrer aux gens une meilleure voie qui leur donnera un bénéfice pratique est le cœur de la direction. Remarquez que ce verset nous instruit d’exercer la direction avec un cœur pour encourager avant d’identifier et de corriger les erreurs. L’identification et la correction des problèmes est une partie de ce que nous devons faire, mais exercer la direction avec cette intention produit/cause d’habitude juste de la résistance. Nous pouvons gagner la bataille des arguments mais nous ne gagnons pas le cœur des gens.
Cela peut nous être utile de connaître la signification du mot anglais « encourager », à savoir : « stimuler, favoriser le développement de, donner un soutien à , élever les esprits de s’affirmer dans une conviction ou dans une habileté particulière, insuffler du courage, de l’inspiration et de la résolution à . » Chacune de ces facettes de la définition du mot « encourager » vient à concrétisation (est mise en jeu) lorsque nous exerçons la véritable direction chrétienne du serviteur/dirigeant. Et nous sommes capables d’encourager les autres dans tous ces aspects lorsque nous avons un enseignement sain.
Comme mentionné, une doctrine saine est littéralement une doctrine « bénéfique pour la santé ». C’est le mot hugiays, signifiant sain, intègre, bénéfique pour la santé. Il est traduit par bonne santé (1), normale (1), restauré (1), sain (1) bien (7). Nous comprenons tous ce que c’est d’avoir un corps sain. Nous sommes énergiques, productifs, capables de faire ce que nous avons besoin de faire. Voici six caractéristiques principales ou effets principaux d’une santé physique :
Un enseignement/une doctrine saine amène à un cœur en bonne santé spirituelle, et Proverbes 17 : 22 dit : « Un cœur joyeux est un bon remède, mais un esprit abattu dessèche les os. » Un cœur « abattu » est celui qui a besoin « d’encouragement ». Un enseignement sain promeut aussi une santé mentale, laquelle est la moins comprise et appréciée du domaine de la santé. La maladie mentale n’est pas aussi évidente que la maladie physique, mais elle est caractérisée par des déviations des indicateurs généraux de santé cités plus haut :
* Relations tendues ou brisées ; incapacité à avoir ou à soutenir des relations appropriées avec les autres.
Le Rapport des praticiens de la Chirurgie Générale des Etats Unis sur la Santé Mentale (1999) a défini la « santé mentale » comme « un état de performance réussie de la fonction mentale dans les domaines des activités productives, des relations satisfaisantes avec les autres, la capacité à s’adapter au changement et à faire face à l’adversité. » Cette définition est fondée sur le consensus des praticiens de la santé mentale.
Il est presque évident qu’un enseignement insane de la Parole de Dieu nourrit et produit même la maladie mentale ou « de mauvais fruits » en termes bibliques. Ceci expliquerait pourquoi il y a tant de chrétiens pratiquants dans les hôpitaux psychiatriques. Ils ont digéré tant de mensonges, de mythes et d’enseignements toxiques qui les affaiblissent au point que les dépressions nerveuses et les exigences de la vie les amènent à se déconnecter de la réalité. « L’insanité » est caractérisée par une déconnexion de la réalité et un retranchement sur notre propre moi et dans nos propres expériences. Une personne est reconnue comme étant en voie de guérison lorsqu’elle commence à montrer un intérêt pour les gens et les choses autour d’elle-même. Dans la mesure où nous sommes égocentriques, nous sommes tout à fait littéralement et techniquement « insanes » dans une certaine mesure. C’est notre croyance que le déséquilibre mental est créé dans les chrétiens non dans une moindre mesure par des notions contradictoires qu’on leur demandait d’avaler. Seul Dieu connaît la façon dont ces choses sont psychologiquement destructives. Pensez aux erreurs suivantes non pas en terme de leur « inexactitude » mais en termes d’anxiété mentale et de supplices physiques qu’elles produisent, de façon inconsciente quelques fois.
Ces erreurs sont si implantées par la croyance religieuse et la dévotion à Dieu qu’en de nombreux cas elles sont au-delà de toute interrogation par la personne qui y croit.
Les doctrines suivantes, bien que n’étant pas universelles dans le courant dominant de la chrétienneté, sont assez courantes de telle sorte qu’il est juste de dire que la plupart des chrétiens expérimentent à un certain degré l’esclavage mental qu’elles créent. Le fruit de ces idées contradictoires est l’anxiété de l’esprit, non pas la paix de l’esprit qui devrait résulter d’une saine doctrine qui nourrit une foi authentique et un amour authentique en Dieu et pour Dieu.
On leur a enseigné à croire que Jésus est « Dieu dans la chair » et ensuite on leur dit qu’ils sont supposés vivre comme Jésus vécut. On leur a enseigné quelquefois que même leur salut dépend de la modélisation de leur comportement sur celui du Christ. Mais comment vont ils vivre comme Dieu vécut lorsqu’il était un homme ? Ceci est impossible. Le Saint Esprit est supposé être une aide dans ce processus mais « Il » est une personne qui vient et qui s’en va et qui quittera votre corps si vous péchez. Il se détournera de vous comme Il se détourna de Jésus sur la croix lorsqu’il devint péché. Il vous quittera si vous péchez car vous êtes Son temple et Il n’habite pas dans une maison souillée.
UNE DOCTRINE SAINE PROMEUT L’EQUILIBRE.
Puisque nous avons continué à apprendre à « manipuler correctement la parole de vérité » (2 Timothée 2 : 15), nous avons aussi remarqué qu’un enseignement sain est presque toujours équilibré au milieu des extrêmes erronées. Ce devrait être clair qu’un enseignement non équilibré produit un déséquilibre mental en ceux qui y croient.
Une saine doctrine sur la foi est équilibrée entre l’idée extrême que la foi est une force en son propre droit et l’autre idée extrême que Dieu est en contrôle de toute chose. Une foi saine est une confiance en Dieu et en Ses promesses ; et cela est mis en évidence par une action obéissante. Elle reconnaît la relation réciproque entre Dieu et le croyant. Une foi saine nous rend capables de faire face à la réalité avec courage et un optimisme bien fondé, et non pas de dénier la réalité et de devenir singulier.
Une doctrine saine sur notre espérance pour l’avenir est équilibrée entre la notion extrême selon laquelle Christ va venir immédiatement (peut être mardi prochain) et les autres notions extrêmes selon lesquelles il ne reviendra jamais ; il est déjà venu ; ou est en train d’attendre jusqu’à ce que nous ayons accompli les œuvres pour lesquelles il nous a appelé avant qu’il ne vienne. Les premières nourrissent un comportement farfelu qui discrédite la Parole de Dieu, alors que les dernières notions extrêmes accablent le croyant du fardeau d’une espérance compromise.
Une doctrine saine sur l’apparition du Seigneur combine la possibilité de sa venue imminente avec une profonde motivation à faire l’œuvre du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne à cause des récompenses qui nous seront données à ce moment-là .
Une doctrine saine sur l’autorité est équilibrée entre les extrêmes d’un autoritarisme et d’un égalitarisme radical. La première extrême soutient un système qui demande une obéissance absolue, alors que la dernière considère chaque personne comme totalement égale à toute autre personne en responsabilité et en autorité. Une position équilibrée reconnaît que Dieu a donné l’autorité aux maris, aux parents, aux employeurs et aux dirigeants dans l’Eglise, mais reconnaît aussi que cette autorité est relative et limitée. Cet équilibre engendre l’exercice responsable de l’autorité en ceux qui l’ont, et une soumission responsable en ceux qui y sont soumis. Et toute autorité humaine est liée à la Seigneurie du Christ.
Une doctrine saine est une doctrine équilibrée, et une doctrine équilibrée engendre des croyants mentalement équilibrés. Les croyants mentalement équilibrés manifestent le bon fruit d’une saine réflexion et de saines attitudes, et sont capables d’investir leurs énergies dans des activités productrices, ont des relations satisfaisantes avec les autres personnes (chrétiens et non chrétiens), et démontrent la capacité à s’adapter au changement et à faire face à l’adversité.
REFUTER CEUX QUI ENSEIGNENT L’ERREUR.
Lorsque nous examinons la dernière phrase de Tite 1 : 9, nous sommes confrontés à un défi que beaucoup d’entre nous ne sont pas préparés à accepter : « Et réfute ceux qui enseignent l’erreur ». Nous devrions être maintenant capables de comprendre la raison pour laquelle ceci est important, après avoir vu la relation entre une doctrine saine et des cœurs sains. Si nous aimons véritablement les gens nous prendrions soin d’eux assez pour les protéger des ravages de maladies physiques, mentales et spirituelles causées par des enseignements « insanes. »
Nous devrions aussi remarquer que cette réfutation est dirigée vers la personne qui promeut l’erreur et non vers l’erreur elle-même. Cette réalité offense les sensibilités des chrétiens post-modernes qui pensent que les différences doctrinales ne devraient jamais interférer dans les relations entre les croyants. Il est apparent que Paul pratiqua ce qu’il avait prêché en identifiant par leurs noms, un certain nombre de ses contemporains qui enseignaient l’erreur (e.g. Hymenée et Alexandre – 1 Timothée 1 : 20).
Toutes les différences doctrinales ne sont pas créées égales, et nous serions sages de ne pas nous laisser offenser de la manière égale par n’importe quel enseignement que nous considérerions comme « faux ». Nous avons besoin de nous connecter avec les conséquences pratiques de l’enseignement erroné et de la façon dont il fait du mal ou il limite la personne que cet enseignement erroné influence. Nous avons besoin de poser la question : « L’erreur affecte-t-elle leur santé physique, mentale et spirituelle d’une certaine manière ? Certaines doctrines ont plus d’effets sur la santé physique et mentale d’une personne que d’autres doctrines. Une doctrine sur les autres personnes crucifiées avec Jésus Christ ne va pas amener dans votre intelligence presque autant de confusion qu’une doctrine sur la foi qui vous conduit à penser que vous pouvez faire de votre vie un paradis sur terre si vous avez seulement assez de foi. Une telle idée va avoir en fin de compte des conséquences désastreuses et va laisser une personne naufragée.
La réfutation de l’erreur exige du courage, de la connaissance et de l’amour. Cela exige du courage parce qu’il est toujours plus facile de laisser quelqu’un d’autre le faire, ou de vous dire à vous mêmes que ce n’est pas une belle affaire. Cela requiert de la connaissance car ceux qui promeuvent l’erreur croient habituellement qu’ils ont raison aussi. Vous devez être préparés à faire ressortir les erreurs dans leurs réflexions. Cela requiert de l’amour parce que l’amour « protège toujours » (1 Corinthiens 13 : 7), et le peuple de Dieu a besoin d’être protégé des loups qui dispersent les brebis et leur mettent des fardeaux dessus.
Que nous l’aimons ou non, nous sommes dans une guerre dans laquelle les mots sont les armes principales utilisées à la fois par les deux côtés. Ces mots portent la puissance de la vie ou de la mort et communiquent soit la vérité, la vie et l’amour, soit répandent des mensonges et la mort.
Ephésiens 6 : 16 se réfère aux « traits enflammés du malin. » Pour les « éteindre » nous devons avoir une foi enracinée dans les paroles saines qui donnent la santé de la Parole de Dieu.
Ainsi donc, être un véritable leader chrétien, c’est de s’attacher fermement à « la doctrine des Apôtres », d’encourager les autres avec une doctrine saine, et de réfuter ceux qui promeuvent une doctrine insane. Le fruit d’une saine doctrine est semblable au fruit de la santé mentale : activités productives, relations satisfaisantes avec les autres personnes, et la capacité à s’adapter au changement et à faire face à l’adversité. Nous promouvons soit la santé ou la maladie, la vie ou la mort par les mots que nous professons.
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