Vers la neuvième heure Jésus s’écria d’une voix forte : « Eloi, Eloi, lama sabachthani, » c’est-à -dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Ces mots que Jésus prononça d’une voix forte lorsqu’il était sur la Croix ont été une source de tant de confusions et de débats parmi les chrétiens à travers les années. Certains enseignent que Jésus devint péché, que Dieu ne peut pas voir le péché, et c’est pourquoi Dieu a abandonné Son Fils. D’autres, citent les versets suivants pour dire que Dieu n’a pas abandonné Son Fils lorsque ce dernier eut le plus besoin de Lui :
Jean 10 : 30 « Moi et le Père, nous sommes un. »
Jean 12 : 27 « Maintenant mon cœur est troublé, et que dirai-je ? … Père, délivre-moi de cette heure ? Non, c’est pour cette véritable raison que je suis venu jusqu’à cette heure. » Jean 16 : 32 « … Vous [disciples] me laisserez tout seul. Mais je ne suis pas seul, car mon Père est avec moi. » 2 Corinthiens 5 : 19 « … à savoir que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même. »
Jean 12 : 27 « Maintenant mon cœur est troublé, et que dirai-je ? … Père, délivre-moi de cette heure ? Non, c’est pour cette véritable raison que je suis venu jusqu’à cette heure. »
Jean 16 : 32 « … Vous [disciples] me laisserez tout seul. Mais je ne suis pas seul, car mon Père est avec moi. »
2 Corinthiens 5 : 19 « … à savoir que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même. »
De par Sa nature véritable, notre Père céleste ne pouvait pas se détourner de Son Fils unique, particulièrement, au moment précis pour lequel Dieu l’avait préparé tout au long de sa vie. Jésus-Christ était le point capital de l’histoire, celui sur les épaules de qui reposait le salut de l’humanité, celui qui fit entièrement confiance à son Père jusqu’à ce moment déterminant de Son histoire. Puis Dieu l’abandonna ensuite ? Cela n’a juste pas de sens ! Plus important encore, ce n’est pas ce que dit la Bible.
Beaucoup de commentateurs et d’enseignants de la Bible ont promu l’idée que Jésus est devenu péché pour nous et que Dieu, le Saint, devait, par conséquent, l’abandonner car Dieu ne peut pas supporter le péché. Cette idée provient de 2 Corinthiens 5 : 21, qui se lit dans le NIV : « Dieu a fait devenir péché pour nous, celui qui n’a point connu le péché, afin que nous devenions justice de Dieu. » Mais une note accompagnatrice indique qu’une autre façon de traduire la phrase « devenir péché pour nous » est « devenir une offrande pour le péché. »
Les traducteurs du NIV ont reconnu qu’à cause de la variété sémantique du mot Grec pour le mot « péché », hamartia, on peut l’utiliser (comme figure de rhétorique Métonymie) pour signifier « une offrande pour le péché. » Ainsi donc, ils ont traduit hamartia en Romains 8 : 3 comme suit : « Car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était affaiblie par la nature pécheresse de l’homme, Dieu le fit en envoyant Son propre Fils en la ressemblance de l’homme pécheur pour être une offrande pour le péché. »
Hébreux 10 : 5 et 6 sont particulièrement pertinents : « C’est pourquoi, lorsque Christ entra dans le monde, il dit : Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande, mais tu m’as formé un corps ; Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices (offrandes) pour le péché. » (Examinez aussi Hébreux 6 : 8 et 13 : 11). Ces versets montrent que les offrandes pour le péché de l’Ancien Testament, le mieux que Dieu pouvait faire pour Son peuple à cette époque là , indiquaient simplement la venue de la seule personne qui pouvait sacrifier son propre corps comme une offrande unique et faite une fois pour toutes pour tous les péchés.
Toute la Parole parle à peu près de la grande vérité selon laquelle, de par sa perfection génétique (le choix de Dieu via sa naissance virginale) et sa perfection de comportement (ce choix de toujours obéir à Dieu), Jésus, l’Agneau de Dieu, était l’offrande (le sacrifice) parfait pour tout le péché (la nature du péché) et tous les péchés (le comportement) de l’humanité. La justice que Jésus a « obtenue », a payé le prix pour tous les péchés des hommes et a rendu possible le « don » de la Justice (Romains 5 : 17) à tous ceux qui croient en son œuvre. Il est significatif que le Premier Adam pécha, royalement, et pourtant Dieu ne l’abandonna pas. Caïn pécha, et Dieu ne l’abandonna pas non plus. La vérité, c’est que Dieu n’a jamais abandonné Son peuple à cause de leurs péchés ; alors pourquoi ferait-Il ainsi avec Son propre Fils ? Il n’est pas possible (et aucun verset ne dit) que Dieu puisse abandonner le Dernier Adam après que ce dernier ait marché une marche parfaite jusqu’à la mort sur la croix.
Il y a une autre pièce de la preuve montrant que Dieu n’a pas abandonné Jésus lors de ses dernières heures, et cela doit être compatible avec la prophétie (voir Exode 12 : 46 ; Nombres 9 : 12 ; Psaumes 34 : 20) citée dans le verset suivant, qui vient juste après le récit des soldats romains rompant les jambes des autres crucifiés avec Jésus, mais ne rompant pas celles de Jésus parce qu’il était déjà mort.
Jean 19 : 36 « Ces choses sont arrivées afin que l’Ecriture fût accomplie : « Aucun de ses os ne sera brisé. »
Pensez aux coups de fouet et à la torture que Jésus a endurés. Et pensez au fait que des pointes furent enfoncées dans ses mains et dans ses pieds, lesquels contiennent chacun, beaucoup d’os. Comment fut-il possible que pas un seul ne fut brisé ?
Nous affirmons que c’était comme si Dieu a tracé une ligne sur le sol et a dit : « Pas plus que cela. » Cette promesse prophétique doit avoir donné à Jésus de l’assurance au fur et à mesure qu’il traversait son horrible supplice. Il savait que Son Père était juste là avec lui, et l’assurance que Dieu honorera cette promesse était un signe avant coureur de Sa plus grande promesse de ressusciter Jésus d’entre les morts.
Si Dieu avait abandonné Jésus sur la croix parce qu’il est devenu péché, que fera Dieu lorsque vous et moi pécherons ? Il devrait détourner Sa face de nos péchés et de nous, mais cela n’est pas la manière d’être de notre Père Céleste, ni la manière dont Il agit. Lorsque Jésus fut arrêté, et que Pierre sortit son épée pour combattre les soldats, que lui dit Jésus ? « Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? » (Matthieu 26 : 53). Il apparaît que Jésus et Son Père avaient des liens très étroits entre eux, et que Jésus comptait sur Dieu pour être là pour lui avec tout ce dont il avait besoin.
Ainsi donc, lorsque nous lisons Matthieu 27 : 46 : « … Pourquoi m’as-tu abandonné ? », nous devons nous demander si nous comprenons réellement ce que Jésus disait et pourquoi. Sans aller en profondeur au sujet des mots Araméens Eloi, Eloi, lama sabachthani, il est suffisant de dire que Eloi signifie, « mon Dieu », lama signifie « Pourquoi ? », et le mot racine shabak, traduit alors généralement par « abandonner », est aussi traduit par « gardé » ou « réservé ». Le contexte est donc important pour déterminer sa signification.
Nous affirmons que Jésus citait un extrait du Psaume 22, verset 1. Jésus ne poussait pas un cri de désespoir pour avoir été abandonné par Dieu, mais poussait plutôt un cri de proclamation à l’endroit de ces Juifs rassemblés à Golgotha pour leur faire comprendre que ce qui se déroulait sous leurs yeux était l’accomplissement de la prophétie Messianique, et qu’il était véritablement celui qu’il a dit qu’il était. En ce qui concerne l’idée selon laquelle Jésus avait cru que Dieu l’avait abandonné et qu’il s’était par conséquent écrié « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », un problème qui apparaît ici est celui du verset 24 du Psaume 22 (version DARBY) qui énonce clairement que Dieu n’abandonnerait pas le Messie affligé. Mais avant d’en venir au Psaume 22 (version DARBY), examinons deux autres versets concernant l’accomplissement de la prophétie de l’Ancien Testament au sujet de la crucifixion de Jésus.
Jean 19 : 24b « Cela arriva afin que s’accomplit cette parole de l’Ecriture : « Ils se sont partagés mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. »
Matthieu 27 : 41-43 « Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui et disaient : « Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même ! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix et nous croirons en lui. Il s’est confié en Dieu ; que Dieu le délivre maintenant s’il l’aime. Car il a dit : je suis Fils de Dieu. »
Gardez à l’esprit que Jésus, à maintes reprises se référait aux prophéties de l’Ancien Testament pour fournir des preuves de ce qu’il était le Messie promis à Israël, et si vous désirez me suivre dans votre propre Bible, examinons le Psaume 22.
Rappelez-vous, tout en ayant à l’esprit l’image de la scène de Golgotha, que Jésus avait été roué de coups et torturé pendant environ 40 heures avant sa mort, et qu’il était couvert de sang. Outre Marie, la mère de Jésus, il n’y avait aucun doute que beaucoup de ceux qui étaient rassemblés autour de lui, étaient des gens que Jésus avait guéri, des gens qui croyaient, ou du moins qui espéraient, qu’il était le Messie promis. Que fit cette horrible vision qui était sur la croix centrale ? Elle agressa leur foi. Ne pensez vous pas que ce qu’ils ont vu arriver à leur héros ait pu les amener à douter que tout ce que Jésus avait dit soit vrai ou non ? Et ainsi, comme à son habitude, Jésus-Christ atteignit leurs cœurs avec la Parole de Dieu. Il fit ainsi en citant une section des écritures qu’ils connaissaient tous, une section qui, de façon frappante, faisait connaître celle qui se promulguait devant leurs yeux. Avec quelques derniers soufles, il prononça la Parole. Il parla pour réconforter ceux qui avaient cru en lui, et donna en même temps, à ceux qui ne curent pas en lui, y compris ceux qui étaient crucifiés avec lui, une dernière opportunité de croire qu’il était celui qu’il avait dit qu’il était. Le Fils de Dieu, le Messie.
Avez-vous jamais entendu parler du vingt-troisième Psaume, peut être avant même que vous ne deveniez un chrétien ? En avez-vous déjà mémorisé une partie ou le tout ? Seriez-vous d’accord avec moi que le vingt-troisième Psaume est l’une des sections les plus célèbres de la Bible ? Vous connaissez « L’Eternel est mon berger, Je ne manquerai de rien. » Et nous sommes au vingt-et-unième siècle ! Qu’en est-il alors de l’an 28 Après Jésus-Christ, à Jérusalem ? Pensez-vous que les Israélites, pour qui les Psaumes furent écrits, auraient dû le connaître ? Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi le Psaume 23 est si bien connu, mais non le Psaume 79 ou le Psaume 32 ou encore le Psaume 57, par exemple ? Une des raisons pour lesquelles le Psaume 23 est si bien connu, c’est que les Psaumes 22, 23 et 24 furent ce que vous auriez pu appeler une « Trilogie Messianique », une trilogie que, virtuellement, chaque Israélite connaissait par cœur. Gardez cela à l’esprit comme nous examinons Psaume 22.
La prophétie de l’Ancien Testament avait souvent, à la fois une application présente et une application future, mais ici, nous sommes concernés par l’application future de ce qui est écrit en Psaume 22. Au fur et à mesure que nous le lisons, nous verrons pourquoi Jésus s’écria : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Plus tard, en Jean 19 : 30, il dit : « Tout est accompli. » Et ce que nous verrons, c’est que Jésus cita la toute première phrase du Psaume 22, et la toute dernière phrase, qui, correctement traduite, devrait se lire : « … tout est accompli ». Vous est-il jamais arrivé d’entendre une ligne (un vers) d’une de vos vieilles chansons favorites pendant que vous écoutiez la radio ? La chanson toute entière ne vous revient-elle pas à la mémoire ? Sûrement, car elle est dans votre mémoire. Peut-être même que vous commencerez à la fredonner ! Bien, Jésus cita le début et la fin de l’une des sections, les plus célèbres, les mieux connues et les plus mémorisées de tout l’Ancien Testament ; une section qui, de façon éclatante, leur faisait connaître ce qui se déroulait à l’instant devant leurs yeux. Nul doute que pour beaucoup de ceux d’entre eux qui avaient des oreilles pour entendre, les versets que nous sommes sur le point de lire, leur vinrent immédiatement à l’esprit.
Psaume 22 : 1 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Pourquoi restes-tu si loin sans me secourir, sans écouter ma plainte ?
Au fur et à mesure que nous lisons, nous verrons que ce sont fondamentalement des questions rhétoriques, puisque après le verset 18, le thème du Psaume change radicalement de la mort à la vie. Mais pour beaucoup de ceux qui étaient autour de la scène, leur attention étant rivée par l’horreur dans toute son ampleur, il leur semblait certainement comme si Dieu avait abandonné cet homme qui avait proclamé être Son Fils.
Psaume 22 : 2-5 (2) Oh mon Dieu, je crie de jour, mais tu ne me réponds point ; et de nuit, et il n’y a point de repos pour moi. (3) Pourtant tu sièges sur ton trône, toi l’unique vrai Dieu ; qu’Israël ne cesse de louer. (4) Nos pères se sont confiés en toi ; ils se sont confiés, et tu les as délivrés. (5) Ils ont crié vers toi, et ils ont été sauvés ; ils se sont confiés en toi, et ils n’ont point été déçus.
Pour qui Jésus est-il venu ? Israël. A qui ce Psaume fut-il écrit ? A Israël. Voyez comment il leur rappelle leur héritage spirituel, héritage qui comprenait le Messie !
Psaume 22 : 6 Mais moi, je suis un ver et non point un homme ; l’opprobre des hommes et le méprisé du peuple.
Le mot « ver » ici est très intéressant ; c’est le mot hébreu tola qui n’est pas le mot ordinairement utilisé pour « ver ». Au contraire, ceci était un ver duquel l’on obtenait du rouge carmin ou de la teinture écarlate. Pourquoi ce mot est-il utilisé ? A cause de ce que Jésus était couvert de sang, et était de la couleur de la teinture écarlate.
Psaume 22 : 7 et 8 (7) Tous ceux qui me voient, se moquent de moi ; Ils ouvrent la bouche, ils hochent la tête en disant : (8) « Il se confie à l’Eternel ; que l’Eternel le fasse échapper ; qu’Il le délivre, car il prend son plaisir en lui. »
N’avons-nous pas lu quelque chose ressemblant à cela en Matthieu 27 : 41-43 ? Oui, cette prophétie se dévoilait justement devant leurs yeux, et Jésus essayait d’attirer leur attention dessus.
Psaume 22 : 9-11 (9) Mais, c’est toi qui m’a tiré du sein (qui m’a porté) ; tu m’as donné confiance sur les mamelles de ma mère. (10) C’est à toi que je fus remis dès la naissance ; tu es mon Dieu dès le ventre de ma mère. (11) Ne te tiens pas loin de moi, car la détresse est proche, car il n’y a personne qui me secoure.
Vous rappelez-vous ? « Vous me laisserez seul » avait dit Jésus.
Psaume 22 : 12 Beaucoup de taureaux m’ont environné ; des puissants taureaux de Basan m’entourent.
« Basan » ? Que signifie cela ? Si vous le cherchez, vous trouverez que Basan était la principale région d’élevage de bétail d’Israël d’où proviennent les plus grands, les meilleurs et les plus puissants taureaux d’Israël. De façon figurative, Jésus se réfère aux « Huiles (Dirigeants) » religieux d’Israël. C’étaient les Pharisiens qui avaient inspiré, cajolé et manipulé les Romains pour enfoncer les clous. Comme tels, ils étaient les seuls responsables pour la mort de Jésus.
Psaume 22 : 13-15 (13) Comme des lions rugissant et déchirant leurs proies, ils ouvrent contre moi leur gueule. (14) Je suis répandu comme de l’eau, et tous mes os se déjoignent ; mon cœur est comme de la cire ; il est fondu en dedans de mes entrailles. (15) Ma vigueur est desséchée comme un têt, et ma langue est attachée à mon palais ; et tu m’as mis dans la poussière de la mort.
Ces versets utilisent un langage métaphorique pour décrire une personne en train de mourir. « Tous mes os », nous disons des choses comme cela : « Chaque os de mon corps est fatigué. » Cela ne signifie pas que tous les 216 ou beaucoup d’entre eux le sont toutefois. C’est une figure de rhétorique. En ce qui concerne Jésus, la crucifixion a disloqué un certain nombre de ses os, et nul doute que cela se sentait comme si ce fut tous les os qui étaient déjoints. Son cœur, l’organe le plus crucial de son corps, « était comme de la cire ». Un « têt » était une vieille pièce de poterie séchée par le soleil ; la vigueur de Jésus avait décliné. Sa langue s’attacha à son palais ; sur la croix, il dit : « J’ai soif. »
Psaume 22 : 16-18 (16) Car des chiens m’ont environné, une assemblée de méchants m’a entouré ; ils ont percé mes mains et mes pieds. (17) Je compterais tous mes os ; ils me contemplent ; ils me regardent ; (18) Ils partagent entre eux mes vêtements et sur ma robe, ils jettent le sort.
Lorsque les Romains crucifiaient quelqu’un, ils formaient un cordon de soldats autour de la croix afin d’éloigner les gens. Et les Juifs se référaient aux gens incirconcis tels que les Romains comme des « chiens ». « Je compterais tous mes os. » C’est une autre figure de rhétorique signifiant qu’au travers des nombreux coups dont il fut roué et des nombreuses flagellations qu’il reçut, la peau de Jésus avait été écorchée jusqu’aux os. Les gens ont craché sur lui, l’ont raillé, et exultaient à propos de lui. « Ils partagèrent entre eux mes vêtements et sur ma robe ils jettent le sort. » Ceci ne pouvait pas mieux décrire plus clairement ce qui est arrivé plus tard à Golgotha lors de l’accomplissement de cette prophétie. Et c’est en ce point que l’idée maîtresse de Psaume 22 commence à se déplacer de la mort vers la vie.
Psaume 22 : 19-21 (19) Et toi, Eternel ! ne te tiens pas loin ; ma force ! hâte-toi de me secourir. (20) Délivre ma vie de l’épée ; ma précieuse vie de la puissance des chiens. (21) Sauve-moi de la gueule des lions ; sauve-moi des cornes des buffles.
Le Messie appelle son Dieu, Yahweh, pour le sauver. Comment ? Non pas en l’enlevant de la croix, mais en le ressuscitant d’entre les morts selon l’autre prophétie de l’Ancien Testament. Examinez ces prochains versets :
Psaume 22 : 22-23 (22) J’annoncerai (dans le futur) ton nom aux frères ; je te louerai au milieu de la congrégation. (23) Vous qui craignez l’Eternel, louez-le ; toute la semence de Jacob, glorifiez-le ! Révérez-le vous tous, la semence d’Israël !
De quelle manière le Messie va-t-il louer Dieu dans le futur alors qu’il est clair qu’il devait mourir ? Uniquement si Dieu tient Parole et le ressuscite d’entre les morts. Le prochain verset indique que Dieu ne l’a pas abandonné et ferait juste cela.
Psaume 22 : 24 Car il n’a pas méprisé ni rejeté l’affliction de l’affligé, et n’a point caché sa face de lui, il l’a écouté.
Et ce psaume magnifique, un portrait frappant de la mort et de la résurrection de l’homme que nous connaissons maintenant Jésus, le Messie, se termine avec un crescendo de louanges et de promesses qui nous orientent vers quelques unes des bénédictions du Royaume Millénaire que Dieu a réservées pour son peuple.
Psaume 22 : 25-31 (25) De toi vient ma louange dans la grande congrégation ; devant ceux qui te craignent, j’accomplirai mes vœux. (26) Les pauvres mangeront et seront rassasiés ; ceux qui cherchent l’Eternel le loueront ; Que votre cœur vive à toujours ! (27) Toutes les extrémités de la terre se souviendront et se tourneront vers l’Eternel, et toutes les familles des nations se prosterneront devant lui. (28) Car le règne appartient à l’Eternel et il domine sur les nations. (29) Tous les puissants de la terre mangeront et se prosterneront aussi ; tous ceux qui descendent dans la poussière se courberont devant lui ; et ceux qui ne peuvent pas conserver leur vie. (30) Une semence le servira ; On parlera de l’Eternel aux générations futures. (31) Elles proclameront sa justice à un peuple qui naîtra… qu’il a fait (ces choses).
La dernière partie du verset 31 devrait être traduite un peu différemment. Dans la version KJV (version DARBY en français), vous pouvez voir que les mots « ces choses » sont en italique (entre parenthèses ici) indiquant que les traducteurs les ont ajoutés. Le pronom « il » devrait être « Tout (au sens de c’), de sorte que le psaume se termine avec les mots, « car c’est fini/tout est accompli ».
Jésus-Christ savait cela, et dans les moments d’agonie finale de sa vie, il eut la présence d’esprit et l’amour pour tous les hommes, y compris pour ceux qui l’avaient tué, de leur donner une fois encore la Parole de vie. Il cita la toute première phrase et la toute dernière phrase d’une section des Ecritures qu’ils connaissaient très très bien. Avec ses derniers souffles, il affirma une fois de plus qu’il était celui que la Parole de Dieu dit qu’il était : le Messie, le Fils du Dieu vivant, le Rédempteur d’Israël et de tous ceux qui dans le futur croiraient en lui. Quel homme ! Quel Sauveur !
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